Paris, le 1 janvier 2025
deux mille vingt quatre
mon A
deux ans  à te rassurer
me suis mis de côté
au fond j ai tout donné à l unique chose qui me donne un truc que personne ne me donne dans cette vie là
Soleil à moi
lune noire que je suis
quand je te vois danser chanter rire à la folie
je sais le temps pris
sa puissance
ça parle d'une présence
du lien qui se crée
d'un fil qui s'écrit
unique
ça vaut mille vie à créer
(parce que la création est une putain dis le toi
dans ce monde de pute la création est une putain
elle est le plus souvent le reflet du putain de vide qui nous entoure)
toi tu es juste 
lumière
.
éreinté, seul, en hors piste 
vingt ans à écrire fixer l instant poser le mot
vingt ans de folie pure pour rien
journées sans fin la poche à sec
toujours à dix mille toujours à taffer
à s'entendre dire 
il faut faire comme ci 
vingt ans de vie de chien 
grimé en putain d'chat noir
.
ça te fait peut être rêver toi
de l extérieur tout ce tralala...
la vie d artiste et la bohème 
de l intérieur
y en a un sur cent qui s obstine et se relève
y a que la folie
une certaine inconscience
le travail fou et l irraisonnable raison éperdue 
tout un poème 
il paraît 
.
moi
c'est la putain de colère mon alliée
elle est toujours là 
présente 
dans la nervure 
un souffle 
un regard 
(au fond j'te parle du sensible 
mais j'suis une putain de hyène)
.
début deux mille vingt quatre
fallait donc trouver une lumière une transmission 
un truc qui désaxe et attire
un truc où tu projettes une autre voix
une possible autre manière de dire
un regard juste et direct
à juste distance
et il y a eu des rencontres
de vraies belles rencontres
me souviendrai du premier juin 
comme un jour de naissance
aux mots regards posés
dans le manoir hanté 
en une heure 
j'ai eu ce que j'avais jamais eu en vingt ans
Septembre
comme un visa pour l image 
coup de cœur plein cœur
puis l'Humanité camarade et Tanger Face à la mer
comme une envie de prendre la tangente…
bien en laisse 
j'ai laissé passer l'averse et j'ai taffé
j'y ai vu de nouveau la lumière
parce que l artiste fauché
lui reste qu'la possible reconnaissance 
quelle qu'elle soit
même éphémère
ça redonne corps à 
ça porte pour quelques pas 
merci à ceux que j ai croisés et qui m'ont donné 
ils savent
je sais
entre temps certains n y comprennent rien 
certains médisent 
certains ne comprennent rien 
ce que tu y mets 
les compromis que tu fais
certains ne comprennent pas 
que le chemin est long fastidieux et qu au fond 
toute la beauté est là
t’es un peu un rien 
dans un tout
certains ne comprennent pas qu'on a qu'une vie 
parce qu'ils n'ont pas connu la blouse blanche la possible dernière nuit le dernier écrit 
la dernière image 
certains ne comprennent pas et leur putain d ignorance les rend stupide 
à quoi bon entretenir un rien 
y a pas de lien sans attache
de toute facon de toute part  
sache le
l’engeance nous tient
leve les yeux 
il est déjà trop tard
.
(passons)
au retour de Tanger
j'ai dévalé l enfer mental d une putain de fin d année de dingue 
Dante à mes côtés
.
alors 
alors 
alors
en ce premier de janvier deux mille vingt cinq 
funambule errant 
je sais toujours pas où j'vais
mais je sais un peu plus
qui je suis
.
voilà ce que je te souhaite
Back to Top